ILS CREVENT DE TROUILLE !

Publié le par Xavier GARBAR

Morano guignolsXavier Bertrand

 

 

 

La campagne électorale est à peine commencée, (d’ailleurs, selon eux, elle ne l’est pas du tout pour leur candidat -il paraît qu’il fait son boulot de président en ce moment - ça me fera toujours rire !),

la campagne, disais-je, est à peine commencée que la droite se déchaîne déjà, se jetant sur tout ce qui bouge et faisant entre ses plus hauts dignitaires un concours à celui qui sera – de Morano ou Bertrand, de Wauquiez ou Copé – le plus ridicule !


Munis des « éléments de langage » qu’une armée de crâne d’œufs leur fabrique quotidiennement en quantité industrielle, les voilà qui partent à l’assaut des médias et autres réseaux sociaux (au fait, Morano la championne de twitter, elle est quand à son ministère ?) pour tomber à bras raccourcis sur ce pauvre François Hollande chaque fois qu’il dit un mot…

 

Ça promet pour la suite…

 

Pourquoi cette fièvre ardente, cette panique mal dissimulée ?

 

C’est qu’ils ont peur. Non, ils n’ont pas peur, ils crèvent de trouille !

 

Rendez-vous compte, si leur champion se ramasse en mai prochain, et que logiquement, dans le mois qui suit, ils perdent les élections législatives, il ne leur restera rien. Mais rien ! Une situation complètement inédite dans l’histoire de France :

 

Ils auront perdu la Présidence, le Gouvernement, l’Assemblée nationale,

Ils viennent de perdre le Sénat

Ils étaient déjà minoritaires dans les régions, les départements, les collectivités locales…

 

Ça risque de faire beaucoup de monde sur le carreau…et en plus la vengeance des battus sera sans doute impitoyable pour la garde rapprochée du squatter de l’Elysée…

 

Mais redevenons sérieux : si la gauche l’emporte (ne vendons pas la peau de l’ours…je sais) si la gauche l’emporte et qu’elle détient tous ces leviers de pouvoir, situation dont aucun gouvernement ou président de gauche n’a jamais bénéficié, sa responsabilité en sera d’autant plus immense.

 

Certes, vu la gravité de la crise, la tâche d’un gouvernement de gauche sera plus difficile que jamais.

Mais doté de la dynamique conférée par la légitimité démocratique de la récente élection, appuyé par tous les leviers de pouvoir existant dans nos institutions, le nouveau président disposera de la situation la plus favorable pour affronter la crise, « maîtriser la finance », « réorienter l’Europe », « réindustrialiser la France », pour reprendre les termes mêmes de François Hollande.

 

Il faudra du courage. En manquer avec ces atouts en main, serait encore plus funeste pour la Gauche, pour la République et pour la France.

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