NON, IL N’Y A PAS QU’UNE SEULE POLITIQUE POSSIBLE !

Publié le par Xavier GARBAR

J’entends souvent des amis, des camarades, dont je me sens politiquement proche, expliquer, pour défendre la politique gouvernementale qu’il n’y a pas d’autre politique possible que celle actuellement menée.

Je suis au regret de leur dire qu’ils se trompent. Ou tout au moins qu’ils font une erreur de communication en proclamant pareille assertion.

L’affirmation qu’il n’y a pas d’autre politique possible, le fameux « TINA » (« there is no alternative »), appartient en effet à Margaret Thatcher, qui voulait convaincre ses compatriotes que seule sa brutale politique ultralibérale, qui brisa l’État providence britannique, était possible.

Les choix qu’ont faits le président Hollande et son gouvernement en France relèvent d’une toute autre philosophie politique, à l’extrême opposé, justement, de celle de la « dame de fer ».

Par ailleurs, il n’y a jamais une seule politique possible. Soutenir le contraire, c’est nier toute utilité à la politique, à la démocratie, au vote des citoyens. Pourquoi élire des représentants et choisir des programmes si au final, il n’y a qu’une seule voie possible. Autant confier les rênes à un bon dictateur ou à des technocrates non élus, ou aux deux en même temps !

Non, il n’y a pas qu’une seule politique possible[1]. Pour ma part, aujourd’hui, en France, j’en compte au moins quatre !

  • L’option libérale de la droite parlementaire avec ses différentes nuances
  • La ligne anti républicaine et populiste de l’extrême droite
  • La « gauche de la gauche »
  • Le projet "social-républicain" de la gauche de gouvernement

Les articles suivants essaient de décrire ces quatre projets politiques bien distincts, qu’il convient de bien identifier afin de se déterminer et, le cas échéant, d’agir en conséquence.

[1] « Il n’y a jamais, je dis bien jamais, une seule politique possible, quelle que soit la gravité de la situation. L’Histoire … nous enseigne qu’il y a toujours plusieurs chemins. La voie que je vous propose, c’est le redressement dans la justice, c’est l’espérance dans la promesse républicaine. » (François Hollande-Discours du Bourget 22 janvier 2012)
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