LA TRANSITION ENERGETIQUE EST UNE CHOSE TROP SERIEUSE POUR ETRE CONFIEE AUX ECOLOGISTES

Publié le par Xavier GARBAR

LA TRANSITION ENERGETIQUE EST UNE CHOSE TROP SERIEUSE POUR ETRE CONFIEE AUX ECOLOGISTES

En imitation de Clemenceau qui clamait avec malice que « la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires », je dirais bien que l’écologie, ou plutôt la transition énergétique est une chose trop sérieuse pour être confiée aux écologistes.

Je veux bien reconnaître au courant écologiste le mérite d’avoir contribué à une prise de conscience des nuisances que l’activité de l’homme pouvait générer sur la nature et les risques ainsi créés à l’humanité. Pour autant, la tentation de glisser de la critique du scientisme et du productivisme à l’obscurantisme anti scientifique et à la décroissance n’a pas épargné certains écologistes.

Ainsi l’opposition à toute expérimentation d’OGM, y compris par des laboratoires publics scientifiques, même si cela pourrait résoudre de graves problèmes de malnutrition dans le monde.

Ainsi l’opposition par principe à toute exploitation du gaz de schiste même si on découvre des modes d’exploitation moins polluants, en jouant sciemment sur la confusion entre exploitation (sous-entendu avec le procédé de la fracture hydraulique) et exploration du sous sol (connaître le potentiel du sous-sol français)

Ainsi le refus d’admettre que le nucléaire peut constituer une étape pour passer des énergies fossiles aux énergies renouvelables, même si le réchauffement climatique, avéré par de plus en plus d’études scientifiques, réclame des mesures urgentes sans attendre les énergies renouvelables qui ne seront pas suffisantes et opérationnelles avant plusieurs décennies, même avec un ambitieux programme d’investissement dans l’économie verte.

Tout cela n’est pas sérieux. Tellement pas sérieux que les citoyens n’ont accordé aux Verts que d’infimes pourcentages de voix à la seule élection qui reste encore au suffrage universel, la présidentielle. (Les scores plus flatteurs, atteignant parfois les deux chiffres aux européennes ou régionales s’expliquent essentiellement par l’abstention massive des couches populaires à ces scrutins qui sont devenus de véritables élections au suffrage censitaire).

Comment comprendre dans ces conditions que le PS ait « donné », en 2012, dans le cadre d’un accord national, une trentaine de circonscriptions aux Verts ? Je dis bien « donné », puisque les 17 députés Verts sont été élus par …l’électorat socialiste dans des circonscriptions qui leur ont été réservées.

Et comment ne pas avoir un peu « mal aux tripes » devant le refus des Verts de participer au nouveau gouvernement et le possible manquement à la solidarité majoritaire de ces députés ?

Mais enfin, soyons franc : leur départ du gouvernement, pour ingrat qu’il soit, ne me déplait pas. Ségolène Royal sera peut-être le grand ministre de la transition énergétique qui restera dans l’Histoire. L’Histoire qui retiendra alors que celle-ci a été lancée au moment même où les écolos faisaient bande à part ! Pas sérieux je vous dis….

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Jlouis - Ecologiste 24/05/2014 10:59

Oui, Garbar, et on peut en toute quiétude laisser l'imbecillité aux imbéciles. Sérieusement.